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evoformations/support/samba.tex

830 lines
26 KiB

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% Copyright (c) 2004-2005 eVoLiX. Tous droits reserves.%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
\chapter{Samba}
\section{Présentation}
SAMBA est un logiciel libre qui met en oeuvre des services de type partage de fichiers ou d'imprimante pour des clients SMB/CIFS. Il permet une interopératibilité entre les serveurs Linux/Unix et les clients Microsoft Windows.\\
~\\
\textbf{SMB (\textit{Server Message Block})} est un protocole réseau pour le partage fichiers, imprimantes, ports séries entre différentes machines. Inventé à l'origine par IBM, il fut repris et largement modifié par Microsoft. Il est renommé en CIFS en 1998. \textbf{CIFS (\textit{Common Internet File System})} est le successeur du protocole réseau SMB apportant son lot de nouvelles fonctionnalités : liens, fichiers de grande taille, etc.\\
SMB/CIFS utilise depuis le début des implémentations de NetBIOS (NetBEUI, NBT). NBT (NetBIOS over TCP/IP), décrit dans les RFC 1001\footnote{http://www.ietf.org/rfc/rfc1001.txt} et 1002\footnote{http://www.ietf.org/rfc/rfc1002.txt}, est désormais utilisé sur les machines Windows 2000, XP et 2003 Server.\\
SMB/CIFS utilise l'architecture client/serveur. Ainsi le client envoie par exemple, un message d'ouverture de fichier au serveur. Le serveur vérifie que la requête est légale, que les droits sont corrects puis exécute (ou non) la requête et renvoie une notification au client. Le client, grâce à la notification, connait l'état de sa demande. Parmi les nombreuses opérations disponibles (qui diffèrent selon les versions) : File access, File and record locking, Safe file caching, File change notification, Protocol negotiation, Extended file attribute handling, Batched requests, Unicode support, etc.
%NetBIOS (Network Basic Input Output System) et ses adaptations
%Name Service
%Session Service
%Datagram Service
%NBNS (NetBIOS Name Server) -> serveur WINS
%NBDD (Netbios Datagram Distribution) -> "never worked" !?
\section{Noms NetBIOS}
Chaque serveur SMB/CIFS possède un nom NetBIOS. Les noms NetBIOS sont des noms "human readable" assignés à chaque machine. D'une longueur maximale de 15 caractères, ils peuvent contenir les caractères suivants~:
\begin{verbatim}
a-z, A-Z, 0-9 et ! @ # $ % ^ & ( ) - ' { } . ~ "
\end{verbatim}
Ce sont les noms généralement visibles dans le "voisinage réseau" des systèmes Windows; un service de résolution des noms NetBIOS, comparable au service DNS, permet l'utilisation directe de ces noms.\\
Chaque client s'annonce/recherche en "broadcast" sur son sous-réseau et/ou communique avec un serveur de noms NetBIOS (NBNS) alias serveur WINS. Ainsi on peut distinguer plusieurs modes de fonctionnement~:\\
\begin{itemize}
\item Broadcast seulement (B-Node)
\item NBNS seulement (P-Node)
\item premièrement Broadcast et NBNS seulement si aucune réponse en Broadcast (M-Node)
\item NBNS puis Broadcast uniquement si le serveur ne répond pas (H-Node)
\end{itemize}
~\\
Lien~: \url{http://www.codefx.com/CIFS\_Explained.htm}
%http://lists.nocat.net/pipermail/nocat/2004-June/005019.html
%http://www.windowsnetworking.com/kbase/WindowsTips/WindowsNT/RegistryTips/Network/TCPNetBIOSBroadcastPerformanceRegistrySettings.html
\section{Installation}
\subsection{À partir des sources}
On peut utiliser la méthode classique de recompilation à partir des sources~:
\begin{verbatim}
$ ./configure [options]
$ make
# make install
\end{verbatim}
\subsection{Par paquets}
Sous Debian, les paquets principaux à installer sont~:\\
~\\
\textbf{samba-common} : fichiers principaux pour Samba\\
\textbf{samba} : serveur SMB/CIFS\\
~\\
\emph{Quelques dépendances~:}
\begin{center}
\begin{tabular}{|c|c|}
\hline
libc6 :& librairies "GNU C"\\
\hline
libacl1 :& librairie pour les ACL (Access control list)\\
\hline
libattr1 :& librairie pour les attributs spécifiques\\
\hline
libcupsys2-gnutls10 :& librairies CUPS (Common UNIX Printing System)\\
\hline
libkrb53 :& librairies Kerberos\\
\hline
libldap2 :& librairies OpenLDAP\\
\hline
\end{tabular}
\end{center}
~\\
\section{Configuration}
On peut donc installer le logiciel Samba sur des machines Linux/Unix. Cela permet de faire passer notre machine pour un serveur SMB/CIFS sur un réseau Microsoft. Concrètement, cela offre aux machines Windows les fonctionnalités suivantes~:\\
\begin{itemize}
\item serveur de fichiers
\item partage d'imprimantes
\item serveur d'authentification
\item serveur WINS
\end{itemize}
~\\
Pour configurer Samba depuis une interface web, on peut utiliser
\texttt{swat} qui est intégré à Samba. Sous Debian, on devra installer
le paquet \texttt{swat} et activer le service grâce au superserveur
\texttt{inetd}. Pour cela, il faut décommenter une ligne dans le fichier
\texttt{/etc/inet.conf} ~:
\begin{verbatim}
# update-inetd --enable swat
\end{verbatim}
On aura donc la ligne suivante dans le fichier \texttt{/etc/inet.conf}~:
\begin{verbatim}
swat stream tcp nowait.400 root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/swat
\end{verbatim}
On peu également utiliser \texttt{xinetd} et on aura dans le fichier \texttt{xinet.conf}~:
\begin{verbatim}
service swat
{
port = 901
socket_type = stream
wait = no
only_from = localhost
user = root
server = /usr/sbin/swat
log_on_failure += USERID
disable = no
}
\end{verbatim}
Et l'on pourra se connecter à l'interface grâce à un navigateur web sur l'adresse \textit{http://serveur-samba:901} et en précisant son mot de passe \textit{root}. Notons que l'on peut restreindre les postes qui peuvent se connecter (notamment par \texttt{iptables}) ou encore sécuriser la connexion en utilisant \texttt{stunnel}.\\
~\\
On notera que l'utilisation de swat peut être incompatible avec
certaines configurations, sous peine de perdre une partie du fichier de
configuration \texttt{smb.conf}.\\
~\\
On peut également utiliser le module Samba de Webmin\footnote{\url{http://www.webmin.com/}} (paquet \texttt{webmin-samba}) qui permet également une configuration par interface graphique.\\
~\\
Ces interfaces de configuration ne font que modifier automatiquement le fichier de configuration principal qui est \texttt{smb.conf}. Afin de maîtriser complètement la configuration et éventuellement accéder à des options non disponibles depuis une interface graphique, on éditera \texttt{smb.conf} pour y spécifier les options qui nous conviennent.
\subsection{Serveur de fichiers}
Pour une utilisation en serveur de fichiers avec authentification, on utilisera la configuration suivante~:
\begin{verbatim}
[global]
workgroup: NOM_DOMAINE
netbios name: NOM_MACHINE
server string: Mon ptit serveur samba
security = user
guest account = nobody
[public]
comment = Partage public
path = /samba/tmp
public = yes
browseable = yes
writable = yes
\end{verbatim}
Pour ne pas avoir d'authentification, il suffira de changer l'option "security = user" (orienté authentification) en "security = share" (orienté partage public). Une autre option disponible est "security = domain" qui s'utilise si le serveur Samba est client d'un autre contrôleur de domaine.\\
\textbf{Remarque~:} en mode USER, un mot de passe sera demandé depuis Windows pour tous les partages (même "guest ok"). On peut éviter cela en utilisant l'option "map to guest". Notez que cette option n'est pas nécessaire pour les clients "smblient" qui n'auront pas besoin de mot de passe en mode USER pour les partages publics~!\\
Il reste ensuite à gérer les droits en se servant des droits UNIX et des options relatives aux droits pour les partages (public, writeable, read only, create mode, write list, etc.) Bien noter que les droits UNIX sont prioritaires sur les droits Samba.
\subsection{Contrôleur de domaine}
L'utilisation de Samba en tant que contrôleur de domaine permet de centraliser les authentifications pour les ouvertures de session Windows. Il peut également permettre de stocker les profils utilisateurs.\\
Pour gérer uniquement les authentifications pour les sessions, on utilisera la configuration suivante~:\\
\begin{verbatim}
[global]
workgroup = SAMBATEST2
netbios name = MACHINE2
server string = bla
security = user
guest account = nobody
domain logons = yes
preferred master = yes
logon path =
logon home =
\end{verbatim}
Attention, il faut ajouter chaque machine que l'on veut joindre au domaine (voir plus bas).\\
~\\
On gérera donc les utilisateurs directement sur le serveur Samba (voir plus bas). On pourra bien sûr utiliser en plus des partages de fichiers, sachant que l'authentification de session sera utilisée pour accéder à ces partages (donc pas de login ni mot de passe à retaper).\\
Note~: un message d'avertissement peut-être affiché lors de la première connexion d'un utilisateur. Il signale simplement qu'aucun répertoire utilisateur n'est présent localement et qu'il va en créer un.\\
Pour gérer le stockage des profils utilisateurs, on ajoutera des partages pour stocker ces répertoires. Attention, la gestion des profils pour Windows 9x/Me diffère de NT/200x/XP. On utilisera la configuration suivante~:\\
\begin{verbatim}
[global]
workgroup = SAMBATEST2
netbios name = MACHINE2
server string = bla
security = user
guest account = nobody
domain logons = yes
preferred master = yes
logon path = \\%L\ntprofiles
logon home = \\%L\9xprofiles
logon script = %U.bat
[netlogon]
comment = Repertoires scripts
path = /samba/netlogon
browseable = No
[9xprofiles]
comment = Profils Windows 9x
path = /samba/9xprofiles/%U
browseable = No
read only = No
[ntprofiles]
comment = Profils Windows NT
path = /samba/ntprofiles/%U
browseable = No
read only = No
\end{verbatim}
On pourra lancer un script à la connexion d'un utilisateur avec l'option "logon script". Ce script peut même être différent selon les utilisateurs (par exemple en le nommant "\%U.bat")
\section{Gestion des utilisateurs}
%NTLM : http://davenport.sourceforge.net/ntlm.html
%=> en gros, client envoie son mot de passe au serveur pour s'authentifier
%NTLM remplacé par Kerberos depuis Windows 2000 (mais toujours présent)
%http://www.microsoft.com/windows2000/techinfo/howitworks/security/kerberos.asp
%http://www.windowsitlibrary.com/Content/617/06/1.html
La gestion des utilisateurs au niveau de Samba peut se faire de différentes façons~: fichier smbpasswd, stockage TDB, serveur MySQL, annuaire LDAP, NIS+, etc. On spécifie ce choix grâce à l'option "passdb backend" qui permet ainsi respectivement smbpasswd, tdbsam, mysql, ldapsam, nisplussam. Par défaut, c'est smbpasswd.\\
~\\
On pourra administrer la base de données d'utilisateurs avec la commande "pedit" (uniquement accessible à root) ou "smbpasswd" (semblable à la fameuse commande "passwd")~.\\
Exemples~:
\begin{verbatim}
# smbpasswd -a user
# pdbedit -L -v user
\end{verbatim}
\subsection{Utilisation avec smbpasswd ou tdbsam}
Les utilisateurs SAMBA doivent être des utilisateurs UNIX si l'on choisit l'option smbpasswd (par défaut) ou tdbsam. Ils pourront ainsi avoir un mot de passe différent du compte UNIX pour Samba.\\
Avec smbpasswd, ils seront stockés dans un fichier de mots de passe ressemblant à \textit{/etc/passwd}.\\
~\\
Exemple de fichier \texttt{smbpasswd}~:
\begin{verbatim}
nobody:65534:NO PASSWORDXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX:
NO PASSWORDXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX:[NU ]:LCT-00000000:
Administrator2:0:01FC5A6BE7BC6929AAD3B435B51404EE:
0CB6948805F797BF2A82807973B89537:[U ]:LCT-42B1A64E:
\end{verbatim}
Avec tdbsam, il s'agira d'un fichier TDB (Trivial DataBase), c'est à dire un fichier binaire qui stocke les données. Sous Debian ce fichier est passdb.tdb dans le répertoire \texttt{/var/lib/samba/}\\
~\\
On gérera les utilisateurs grâce à la commande \texttt{smbpasswd}.
Ainsi, \texttt{smbpasswd -a user} ajoute l'utilisateur user à la base d'utilisateurs Samba. La commande \texttt{smbpasswd -d user} désactive l'utilisateur user; \textbf{-e} réactive ou encore \textbf{-n} met un mot de passe nul (si c'est possible grâce à l'option \textit{null passwords = yes}).
\subsection{Gestion des machines}
Toute machine devant être intégrée au domaine doit être ajoutée. La machine sera gérée comme un utilisateur spécial~: elle sera donc stockée de la même façon que les utilisateurs. Il suffit tout simplement de préciser qu'il s'agit d'une machine.\\
Si l'on gère les utilisateurs avec smbpasswd ou tdbsam, on pourra ajouter un groupe UNIX spécifique au système.\\
Exemple d'ajout d'un machine pour une authentification smbpasswd ou tdbsam~:
\begin{verbatim}
# addgroup pcwin
# adduser --ingroup pcwin --shell /dev/false --no-create-home \
--force-badname nom_client$
# smbpasswd -m -a nom_client$
\end{verbatim}
\subsection{Utilisation avec OpenLDAP}
~\\
Sur le serveur OpenLDAP, il faut ajouter un schéma spécifique. Ainsi dans le fichier \texttt{slapd.conf}~:
\begin{verbatim}
include /etc/ldap/schema/samba.schema
index cn pres,sub,eq
index sn pres,sub,eq
## required to support pdb_getsampwnam
index uid pres,sub,eq
## required to support pdb_getsambapwrid()
index displayName pres,sub,eq
index sambaSID eq
index sambaPrimaryGroupSID eq
index sambaDomainName eq
index default sub
\end{verbatim}
On n'oublie pas de lancer \texttt{slapindex} et de relancer OpenLDAP.
\begin{verbatim}
# slapindex -f slapd.conf && /etc/init.d/slapd restart
\end{verbatim}
Notons que sous Debian, le schema \texttt{samba.schema} se trouve dans le paquet \textit{samba-doc}
Sur le serveur Samba, il faut avoir un fichier \texttt{smb.conf} ressemblant à~:
\begin{verbatim}
passdb backend = ldapsam:ldap://127.0.0.1
ldap admin dn = "cn=Manager,dc=evolix,dc=net"
ldap suffix = dc=evolix,dc=net
ldap filter = (uid=%u)
ldap delete dn = no
ldap user suffix = ou=People
ldap group suffix = ou=Groups
ldap machine suffix = ou=Computers
ldap passwd sync = yes
obey pam restrictions = no
\end{verbatim}
Si l'on utilise un utilisateur LDAP pour se connecter au serveur OpenLDAP, on stocke son mot de passe de la façon suivante~:
\begin{verbatim}
# smbpasswd -w <pass-bind-LDAP>
\end{verbatim}
Il faut maintenant stocker les données Samba (utilisateurs, groupes, machines) sur le serveur OpenLDAP. Il est notamment important de connaître le "Domain SID" du serveur Samba. On l'obtient en faisant~:
\begin{verbatim}
# net rpc info
\end{verbatim}
~\\
(ou \texttt{net getlocalsid})
~\\
Dans un premier temps, on va créer les branches LDAP qui vont accueillir les données Samba. On crée donc un fichier \texttt{create.ldif}~:
\begin{verbatim}
dn: ou=People,dc=evolix,dc=net
objectclass: top
objectclass: organizationalUnit
ou: People
dn: ou=Groups,dc=evolix,dc=net
objectclass: top
objectclass: organizationalUnit
ou: Groups
dn: ou=Computers,dc=evolix,dc=net
objectclass: top
objectclass: organizationalUnit
ou: Computers
\end{verbatim}
Voici les données pour avoir un groupe UNIX et Samba dans l'annuaire LDAP :\\
\texttt{groups.ldif}~:
\begin{verbatim}
dn: cn=Domain Admins, ou=Groups, dc=evolix, dc=net
sambaSID: S-1-5-21-982778770-3942000634-2231700997-512
gidNumber: 512
displayName: Domain Admins
sambaGroupType: 2
memberUid: Administrator
memberUid: Administrator2
description: Netbios Domain Administrators
objectClass: posixGroup
objectClass: sambaGroupMapping
cn: Domain Admins
\end{verbatim}
Ensuite, voici les données pour avoir un utilisateur UNIX et Samba dans l'annuaire LDAP :\\
\texttt{user.ldif}~:
\begin{verbatim}
dn: uid=user, ou=People, dc=evolix, dc=net
sambaLMPassword: 01FC5A6BE7BC6929AAD3B435B51404EE
sambaPrimaryGroupSID: S-1-5-21-982778770-3942000634-2231700997-513
displayName: System User
sambaLogonScript: user.cmd
objectClass: inetOrgPerson
objectClass: posixAccount
objectClass: sambaSamAccount
objectClass: shadowAccount
objectClass: top
userPassword:: e1NTSEF9ZzJENnA1MWdGdHN3M3JwcWpXeDFLTEM2OS9veU5UY3U=
sambaLogonTime: 0
sambaHomeDrive: H:
uid: user
uidNumber: 1001
cn: user
sambaLogoffTime: 2147483647
sambaPwdLastSet: 1118938985
sambaAcctFlags: [U]
loginShell: /bin/bash
sambaProfilePath: \\%L\profiles\user
gidNumber: 1000
sambaPwdMustChange: 1127492585
sambaNTPassword: 0CB6948805F797BF2A82807973B89537
sambaPwdCanChange: 0
gecos: System User
sambaSID: S-1-5-21-982778770-3942000634-2231700997-7002
description: System User
homeDirectory: /home/user
sambaKickoffTime: 2147483647
sn: user
sambaHomePath: \\%L\homes\user
\end{verbatim}
Enfin voici les données pour avoir une machine UNIX et Samba dans l'annuaire LDAP.\\
\texttt{pc.ldif}~:
\begin{verbatim}
dn: uid=my-pc$, ou=Computers, dc=evolix, dc=net
sambaPrimaryGroupSID: S-1-5-21-982778770-3942000634-2231700997-2201
displayName: MY-PC$
objectClass: top
objectClass: inetOrgPerson
objectClass: posixAccount
objectClass: sambaSamAccount
uid: my-pc$
uidNumber: 1000
cn: my-pc$
sambaPwdLastSet: 1120480412
loginShell: /bin/false
sambaAcctFlags: [W ]
gidNumber: 600
sambaPwdMustChange: 2147483647
sambaPwdCanChange: 1120480412
sambaNTPassword: 1429C7104734306334FA33DD43642F60
gecos: Computer
sambaSID: S-1-5-21-982778770-3942000634-2231700997-3000
description: Computer
homeDirectory: /dev/null
sn: my-pc$
\end{verbatim}
Pour gérer cela de façon plus conviviale, on peut utiliser \texttt{smbldap-tools}, un ensemble de scripts qui permet d'initialiser et administrer les utilisateurs, groupes et machines. Les fichiers de configuration sont \texttt{smbldap.conf} et \texttt{smbldap\_bind.conf}.\\
\texttt{smbldap.conf}~:
\begin{verbatim}
SID="MON-SID"
suffix="dc=evolix,dc=net"
usersdn="ou=People,${suffix}"
computersdn="ou=Computers,${suffix}"
groupsdn="ou=Groups,${suffix}"
[...]
\end{verbatim}
\texttt{smbldap\_bind.conf}~:
\begin{verbatim}
masterDN="cn=Manager,dc=evolix,dc=net"
masterPw="XXX"
\end{verbatim}
On peut ensuite faire fontionner le script d'initialisation~:
\begin{verbatim}
# smbldap-populate
\end{verbatim}
Ce script crée un certain nombre d'utilisateurs (Administrator, nobody), de groupes (Administrators, Backup Operaters, Domain Admins, Domain Guests, Domain Users, Print Operators, Replicators) et de branches (Computers, Groups, Idmap, People, sambaDomainName).\\
~\\
Pour ajouter un utilisateur et vérifier ses données~:\\
~\\
\begin{verbatim}
# smbldap-useradd -a user
# smbldap-usershow user
\end{verbatim}
Un certain nombre d'options sont facultatives et permettent d'ajouter des précisions par rapport aux directives du fichier \texttt{smb.conf}~: \textit{userSmbHome} pour \texttt{logon home}, \textit{userProfile} pour \texttt{logon path}, \textit{userScript} pour \texttt{logon script} et \textit{userHomeDrive} pour \texttt{logon drive}.\\
~\\
Ajout d'une machine~:
\begin{verbatim}
# smbldap-useradd -w my-pc2$
\end{verbatim}
Ajout d'un groupe~:
\begin{verbatim}
# smbldap-groupadd -a group
\end{verbatim}
\section{Intégration des clients Windows}
\subsection{Windows 98}
Mettre "Ouvrir la session sur un domaine Windows NT" dans la boîte "Client pour les réseaux Microsoft".\\
~\\
La modification d'une clé de la base de registre peut parfois être nécessaire~:
\begin{verbatim}
REGEDIT4
[HKEY_LOCAL_MACHINE\System\CurrentControlSet\Services\VxD\VNETSUP]
"EnablePlainTextPassword" = dword:00000001
\end{verbatim}
\subsection{Windows NT 4}
Il faut parfois modifier la clé de la base de registre suivante~:
\begin{verbatim}
REGEDIT4
[HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Services\Rdr\Parameters]
"EnablePlainTextPassword" = dword:00000001
\end{verbatim}
\subsection{Windows 2000}
Selon les cas, une clé de la base de registre peut devoir être changée~:
\begin{verbatim}
REGEDIT4
[HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet001\Services\LanmanWorkstation\Parameters]
"EnablePlainTextPassword" = dword:00000001
\end{verbatim}
Modifier le domaine puis mettre login/passwd d'un utilisateur avec l'UID UNIX égal à 0.\\
\subsection{Windows XP}
Notons tout d'abord que la version \textit{Home edition} ne permet pas de se joindre à un domaine. Ensuite, l'intégration se passe comme avec \textit{Windows 2000} à l'exception près que la modification de la clé de la base de registre soit souvent être modifiée.\\
~\\
Pour Windows XP SP1, une clé de la base de registre doit parfois être modifiée~:
\begin{verbatim}
REGEDIT4
[HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\ControlSet001\Services\Netlogon\Parameters]
"requiresignorseal" = dword:00000000
\end{verbatim}
D'autres clés doivent éventuellement être modifiées mais la nécessité semble aléatoire selon les installations de Windows.\\
\textit{Lien~:}
\url{http://www.gcolpart.com/howto/samba.php4}\\
\section{Options avancées de Samba}
\subsection{section [global]}
\begin{verbatim}
# nom du domaine
workgroup = SAMBATEST
# nom NetBIOS
netbios name = MASTER
# aliases NetBIOS
netbios aliases = BOSS
# NT Description
server string = %h server (Samba %v)
# serveur WINS
wins support = yes
time server = yes
;wins server = w.x.y.z
dns proxy = no
name resolve order = wins host lmhosts bcast
;disable netbios = yes
# logs
log file = /var/log/samba/log.%m
max log size = 1000
log level = 2
; syslog only = no
syslog = 0
panic action = /usr/share/samba/panic-action %d
# authentification
security = user
passdb backend = tdbsam
null passwords = no
obey pam restrictions = no
encrypt passwords = true
guest account = nobody
invalid users = root
# PDC
# local master server (sinon elections)
local master = yes
# niveau pour les "master elections"
os level = 33
# domain master server (ne pas utiliser si déjà NT DC)
domain master = yes
# serveur auth pour clients Win95
domain logons = yes
# force an election on startup
preferred master = yes
# serveur WINS
wins support = Yes
# NT time server
time server = Yes
logon path = \\%L\ntprofiles
logon home = \\%L\9xprofiles
logon script = %U.cmd
# réseau
socket address = 192.168.2.34
socket options = TCP_NODELAY
SO_RCVBUF=8192 SO_SNDBUF=8192
;hosts allow = 192.168.0. EXCEPT 192.168.0.35
;hosts deny = ALL
# partage
preserve case = yes
short preserve case = yes
case sensitive = no
;acl compatibility = Auto
;nt acl support = yes
veto files = /*Security*/*.tmp/*root*/
\end{verbatim}
\subsection{section [partage]}
Options disponibles pour un partage~:
\begin{verbatim}
[partage]
path = /bla/bla
browseable = no
guest ok = no
read only = yes
writeable = no
read list = @smbgroup
write list = root
valid users = @sambausers @smbgroup root
;invalid users =
only user = no
admin users =
;force user = nobody
;force group =
;create mode = 774
;directory mode = 2774
create mask =
directory mask =
security mask =
force create mode =
force directory mode =
force directory security mode =
force security mode =
hide unreadable = yes
hide unwriteable files = yes
;nt acl support =
;inherit permissions = yes
;inherit owner = yes
;inherit acls = yes
case sensitive
default case
short preserve case
fake oplocks
dos filetimes
dos filetime resolution
veto files
hide dot files
hide files
\end{verbatim}
Voici différents partages~:\\
~\\
\textbf{partage public}
\begin{verbatim}
[public]
path = /samba/public
browseable = yes
writeable = yes
create mode = 777
directory mode = 777
\end{verbatim}
\textbf{partage pour un groupe}
\begin{verbatim}
[groupe]
path = /samba/groupe
browseable = yes
writeable = yes
create mode = 770
directory mode = 770
\end{verbatim}
\textbf{partage uniquement accessible à un utilisateur en lecture}
\begin{verbatim}
[backup]
path = /home
browseable = no
writable = no
admin users = backup
valid users = backup
\end{verbatim}
\section{Clients SMB/CIFS pour Unix/Linux}
%\url{http://jcifs.samba.org/}
Une machine Unix/Linux peut aussi se comporter en tant que client SMB/CIFS. Le serveur pourrait aussi bien être un serveur Samba qu'une machine Windows. Sous Linux, cela se fait en utilisant conjointement le module SMBFS du noyau (éventuellement téléchargeable séparamment) et des outils supplémentaires (il en existe plusieurs) que nous allons passer en revue ci-dessous~:
~\\
\textbf{Paquet samba (ou samba-common)}
\begin{verbatim}
/usr/bin/smbclient : client SMB/CIFS FTP-like
/usr/bin/smbtar : backup de partages SMB/CIFS
/usr/bin/rpcclient : outil pour exécuter des fonctions MS-RPC
/usr/bin/smbspool : client d'imprimante SMB
/usr/bin/smbtree : navigateur SMB/CIGS en mode texte
/usr/bin/smbcacls : manipulation des ACLs
/usr/bin/smbcquotas : manipulation des quotas
/usr/bin/net : outil d'aministration de serveurs SMB/CIFS distants
\end{verbatim}
\textbf{Utilisation}~:
~\\
Lister les partages disponibles~:
\begin{verbatim}
# smbclient -L MY-PC -U Administrateur
\end{verbatim}
Connexion à un partage~:
\begin{verbatim}
# smbclient //MY-PC/blabla -U Administrateur
\end{verbatim}
On peut utiliser des commandes FTP comme ls, cd, lcd, get, put, etc.\\
~\\
Si il s'agit d'une imprimante, on peut imprimer un fichier Postscript en
utilisant la commande :
\begin{verbatim}
> print fichier.ps
\end{verbatim}
Changement de mot de passe~:
\begin{verbatim}
# smbpasswd -r MY-PC -U Administrateur
\end{verbatim}
Sauvegarde et restauration de partage Windows~:
\begin{verbatim}
# smbtar -v -s MY-PC -x "blabla" -u Administrateur -p pass
# smbtar -v -r -s MY-PC -x "blabla" -u Administrateur -p pass
\end{verbatim}
Lister utilisateurs, groupes, heure distante, reboot, etc~:
\begin{verbatim}
# /usr/bin/net -I 192.168.4.109 -U Administrateur user
# /usr/bin/net -I 192.168.4.109 -U Administrateur group
# /usr/bin/net -I 192.168.4.109 -U Administrateur time
# /usr/bin/net -I 192.168.4.109 -U Administrateur rpc SHUTDOWN
\end{verbatim}
\textbf{Paquet smbfs}
\begin{itemize}
\item /sbin/mount.cifs : monter les partages CIFS
\item /usr/bin/smbmount : monter les partages SMB
\item /usr/bin/smbumount : démontage partages SMB
\item /usr/bin/smbmnt : outil d'aide pour les montages SMB
\end{itemize}
~\\
\textbf{Utilisation}~:
\begin{verbatim}
# mount -t smbfs //MY-PC/blabla /mnt/partage -o username=Administrateur
# umount /mnt/partage
# smbmount //MY-PC/blabla /mnt/partage
# smbumount /mnt/partage
\end{verbatim}
D'autres outils, notamment des outils graphiques utilisant les commandes précédentes, permettent de faire un certain nombre de manipulations avec un serveur SMB/CIFS.\\
\begin{itemize}
\item xsmbrowser (smbclient) : client graphique
\item linneighborhood (smbclient ou smbfs) : client graphique
\item komba2 (smbclient ou smbfs) : client KDE graphique
\item smb4k (smbclient ou smbfs) : client KDE graphique
\item tksmb (smbclient ou smbfs) : client graphique en Tk
\item jags (smbclient ou smbfs) : client graphique en GTK
\end{itemize}
~\\
Il existe également un certain nombre d'outils associés à Samba~:\\
\begin{itemize}
\item smbc (libsmbclient) : commande en mode texte
\item smbget (libsmbclient) : outil Wget-like
\item smb2www (smbclient) : client permetant l'accès depuis une
application tierce
\item smb-nat (outil) : outil de sécurité pour serveur SMB/CIFS
\end{itemize}
%\url{http://people.via.ecp.fr/~alexis/formation-linux/samba.html}